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Wagram 2009
 

Bicentenaire de la victoire de Wagram

Les chefs de corps disponibles et leurs présidents de catégorie, les représentants de la FNA , de l’AMRAF, de l’AMAD et des principales amicales d’anciens artilleurs couvrant toute la richesse des composantes de l’Arme ont célébré à l’unisson le bicentenaire de Wagram, à l’Ecole de l’Artillerie, le jeudi 2 juillet 2009.

Associant la rythme et l’entrain de la musique militaire, les présentations statiques et dynamiques et les exposés en salle, organisé comme une symphonie à la gloire de l’artillerie française d’hier, d’aujourd’hui et de toujours, le programme fut à la hauteur de ses ambitions.

Comme à Wagram en 1809 et demain ailleurs, la puissance de l’artillerie française, arme de la décision, résulte de sa capacité à mettre en œuvre, avec le souci constant de la précision et de la rapidité, les technologies de pointe et d’assurer, en toutes circonstances, la formation et l’entraînement au combat de son personnel, tel fut le leitmotiv de cette journée.

Premier mouvement : Presto

Le début de la matinée fut consacré au challenge militaire et sportif qui opposait, sur le stade, et sous le soleil estival du Var, les unités de l’Ecole, dans une sorte de parcours du combattant mettant en concurrence les équipes de pièce du mortier de 120.

A proximité du stade, le Pôle technologique, où se pressent les visiteurs et les industriels, présentait certains équipements et matériels à la pointe du progrès, autour du canon « Caesar » et du système « Martha », au service des combattants de l’armée de terre

En fin de matinée, après la présentation de L’Ecole, de son devenir et de l’évolution de l’artillerie, par le général Thierry Durand, « Père de l’arme » et commandant l’EAA, fut organisée la cérémonie du souvenir au Monument aux morts de l’artillerie et du train des équipages. A cette occasion, le général Alain Pédron, dans son allocution, précisa que « le passé est le socle de l’avenir », et que « l’artillerie a toujours figuré sur les champs de bataille qui ont façonné la France au cours des siècles ».

Deuxième mouvement :Adagio.

Le début d’après midi, fut axé sur Wagram. Le colonel Aubagnac, conservateur du Musée de l’Artillerie de Draguignan rappela que face aux armées autrichiennes, le 6 juillet 1809, Napoléon décida, pour rompre le dispositif adverse, d’en finir en concentrant son artillerie sur un front limité : les deux régiments de la Garde impériale renforcés de quarante autres pièces, soit cent canons Gribeauval, les meilleurs à l’époque, alignés sur un front de 1400 mètres. La concentration des feux permit d’annihiler l’artillerie autrichienne puis d’enfoncer les divisions du centre. Les artilleurs ont ouvert la route vers la victoire.

Cette présentation fut intelligemment complétée par les exposés du capitaine Roudier du Service historique de la défense, et de Monsieur Lacaille, conservateur du patrimoine. Elle se termina, en contre-champ, par le point de vue d’un historien autrichien qui nous fit revivre la bataille de Wagram telle qu’elle est perçue par l’adversaire et mit un léger bémol à notre chant victorieux. En effet, l’armée autrichienne put battre en retraite sans trop souffrir.

Troisième mouvement :allegro

Pour détendre l’atmosphère et préparer le final, des intermèdes musicaux régalèrent les auditeurs, sur les thèmes de « L’artillerie de Castillon à nos jours » , et de « L’artillerie de l’Empire » en accompagnement de la présentation du canon de Gribeauval. Ce fut un moment de grand plaisir par la qualité exceptionnelle des interprètes et du choix des œuvres proposées, qui se termina par une tempête de vent et de pluie et le fracas du tonnerre, comme avait commencé Wagram !

Le final :

Le calme revenu, dans l’amphi Charles de Gaulle, le Chef d’état major de l’armée de terre, le général d’armée Elrick Irastorza, prononça son allocution très attendue. Ce fut un discours ferme, direct et clair.

Il précisa les principes fondamentaux, qui devaient être respectés à tous les niveaux de responsabilité dans l’Armée de terre, et sur lesquels il ne transigerait pas. Il fixa la priorité absolue de l’Armée de terre qui est de donner tous les moyens nécessaires en personnel et matériel aux unités engagées dans les combats où elle était présente.

En ce qui concerne l’artillerie, son rôle irremplaçable dans toute manœuvre était affirmé mais elle devra s’impliquer davantage dans sa mission interarmées de coordination de tous les feux délivrés en soutien de l’armée de terre.

Cette Fête de l’artillerie se termina tard le soir d’abord par un excellent repas-buffet qui permit au des échanges entre jeunes et anciens, puis par une prise d’armes rassemblant les étendards des Régiments d’artillerie suivie d’un spectacle son, lumière et « pyrosymphonique » très réussi.

Pour terminer avec les festivités, rappelons que les artilleurs fêteront nombreux, à Paris, le 12 décembre 2009, leur sainte patronne à l’Arc de Triomphe et aux Invalides. Ce sera, comme le veut la tradition, la Fête des artilleurs et des bigors.

« Et, par Sainte Barbe, vive la Bombarde ! »

Colonel(er) Rostand






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Fédération Nationale de l'Artillerie