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Editorial du N°139 de l’Objectif
 

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Exceptionnellement, deux éditoriaux pour introduire ce numéro de la revue l’Objectif, en raison du changement de président à la Fédération Nationale de l’Artillerie.

Éditorial du président sortant



Pour prendre congé......

Au moment où je quitte la présidence de la Fédération Nationale de l’Artillerie en ce 10 décembre 2011, presque huit ans jour pour jour après avoir succédé au Général Bardon dans cette fonction, je voudrais exprimer ma gratitude et mes remerciements à tous ceux qui m’ont aidé dans l’accomplissement de ma mission, permettant ainsi à notre Fédération de poursuivre son long chemin.

Merci à tous, Commandants de l’École, Chefs de corps, et à leurs subordonnés, pour leur appui sans faille, merci aux Présidents des diverses Amicales et à tous leurs adhérents qui sont les forces vives de notre mouvement pour leur fidélité à l’Arme.

Merci enfin à tous mes collaborateurs directs du Conseil d’Administration et du Bureau, Vice Présidents, Secrétaire général, Rédacteur en chef, Chef du site Internet, Trésorier général ....pour leur compétence et leur implication de tous les instants.

Et puisque nous sommes en fin de mandat, un petit retour en arrière me semble s’imposer. J’écrivais en janvier 2004 dans mon premier éditorial la phrase suivante :
« ...et le passé et les traditions dans tout cela ? Je pense, pour ma part, qu’il serait aussi réducteur de les traiter avec condescendance que de se complaire dans leur évocation. Entre ces deux attitudes, le juste équilibre doit permettre de prendre le meilleur de l’expérience accumulée pendant des siècles, pour asseoir l’avenir sur des bases sûres et reconnues, et que chaque artilleur sente avec force qu’il fait partie d’une Communauté qui le transcende... »

C’est bien dans ce cadre, et avec l’aide de tous, que je me suis toujours efforcé d’apporter ma pierre à l’édifice. Il reste aujourd’hui à chacun d’entre nous de consolider ce qui a été fait et d’imaginer l’avenir.

Je fais pour cela entièrement confiance à mon successeur le Général de division (2s) Jean Pierre Meyer.

Je vous demande de lui accorder la vôtre,



Général de division (2s) A Pédron
Président d’honneur de la FNA

Éditorial du président entrant

Le passé, socle de l’avenir.

C’est en ces termes que mon prédécesseur, le Général Pédron, commençait son premier éditorial en 2004. C’est en ces termes que je débuterai mon intervention alors que je viens d’être élu à la présidence de la FNA.

Le Général Pédron a présidé notre Fédération pendant huit années au cours desquelles il n’a pas ménagé son énergie tout en conservant son humour bien connu, pour défendre l’artillerie et les artilleurs par le respect de leur mémoire, le maintien des traditions et la préservation de la renommée de notre arme. Au nom de tous, je lui rends hommage et lui adresse mes remerciements les plus chaleureux.

L’artillerie mérite d’être défendue particulièrement dans une période où les effectifs sont comptés et ce qui ne parait pas indispensable est éliminé.
Les armes dites de mêlée et plus généralement les Forces terrestres ne prennent conscience de l’intérêt des appuis que lorsque leur situation devient précaire voire dangereuse. C’est une grande leçon des opérations extérieures récentes, notamment en Afghanistan.

Car en fait, quels sont les besoins opérationnels fondamentaux ?

Le premier consiste à anticiper l’action de l’adversaire par le renseignement, notamment celui fourni par les drones et autres systèmes qui sont mis en œuvre par l’artillerie, que ce soit au sein de la Brigade de renseignement ou par les batteries Renseignement des Régiments d’artillerie de Brigade.

Le deuxième se concrétise par la neutralisation de l’action de l’adversaire terrestre ou aérien, par des appuis permanents et précis délivrés par les missiles et les tubes de nos batteries d’artillerie et bientôt le Lance-roquettes unitaire (LRU).

De ces systèmes de renseignement et d’appui, l’Armée de terre aura de plus en plus besoin, notamment à une époque où la vie humaine, celle de nos soldats, doit être préservée, cette préservation étant un principe de commandement ancestral inculqué dans les écoles depuis notre plus jeune âge de militaire.

Mais il n’y a pas de bons systèmes s’il n’y a pas de bons artilleurs pour les servir. L’histoire passée et récente a montré que l’artilleur a toujours su faire preuve d’un grand professionnalisme, quel que soit l’endroit où il sert, en régiment ou en État Major. Ses qualités foncières développées par sa culture d’arme, font de lui un élément précieux sur lequel on peut compter, même si sa discrétion et sa modestie ne le prédisposent pas « à faire savoir ....le bien faire ».

Par la mémoire de l’histoire de l’artillerie et des artilleurs, passée et récente et des expériences vécues sur les théâtres actuels, recueillies, entretenues et exploitées par les régiments, les Associations régimentaires, notamment celles des Régiments dissous et la Fédération Nationale de l’Artillerie, nous préserverons l’image de notre arme et son rayonnement.

C’est l’objectif que s’étaient déjà fixé mes prédécesseurs. Ce sera encore le mien. Je sais que je peux compter sur vous pour l’atteindre. Vous pouvez compter sur moi pour montrer encore et toujours que « le passé est le socle de l’avenir »



Général de Division (2S) Jean Pierre Meyer
Président de la FNA






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Fédération Nationale de l'Artillerie